Est-ce le moment d’investir?
Kate Warne, Ph.D., CFA Stratège du marché canadien
| Questions | Réponses |
| Allons-nous assister à un repli du marché boursier ? | Les actions baissent fréquemment, mais cela ne devrait pas vous empêcher d’investir dès maintenant. On ne sait jamais quand ces replis peuvent survenir, et ils sont généralement de courte durée. Les actions ont baissé de 5 % ou plus environ une fois par an au Canada, et trois fois par an aux États-Unis. Malgré ces replis fréquents, la tendance demeure à la hausse. Si vous examinez les périodes d’un an antérieures, l’indice composé du TSX est à la hausse 65 % du temps. |
| La récession est-elle terminée ? | Probablement. Le produit intérieur brut (PIB) réel s’est accru de 0,1 % en juin, le premier gain mensuel depuis la mi-2008. En juillet, la Banque du Canada (BduC) a annoncé la fin de la récession et la plupart des prévisions annoncent une croissance positive au troisième trimestre. |
| Devrions-nous investir ailleurs qu’au Canada ? | La hausse des marchés internationaux et l’amélioration du degré de confort des investisseurs avec le risque ont eu un effet positif sur les actions de sociétés canadiennes, le prix du pétrole et le dollar canadien. Les trois sont en hausse depuis le mois de mars. Dès lors, il est sans doute le temps pour vous d’augmenter vos placements étrangers qui n’ont pas connu une aussi bonne performance. La plupart des investisseurs devraient détenir de 25 à 35 % de leur portefeuille en actions étrangères. À notre avis, les fonds communs de placement internationaux largement exposés aux marchés boursiers développés et en émergence constituent un bon choix, car ils ont la flexibilité requise pour choisir des titres encore sous-évalués et pour modifier leurs placements au gré des occasions qui se présentent. |
| Plusieurs s’inquiètent de la possibilité d’une hausse de l’inflation, en particulier aux États-Unis. S’agit-il d’un risque vraisemblable ? | Bien que les manchettes annoncent régulièrement qu’une augmentation de l’inflation se pointe à l’horizon, les prix à la consommation dans la plupart des pays ne font que très légèrement augmenter, et ils ont en fait baissé l’an dernier, tant au Canada qu’aux États-Unis. La Réserve fédérale américaine et d’autres banques centrales demeurent davantage préoccupées par le risque de déflation que par l’inflation, car il est rare qu’il y ait de l’inflation lorsque les consommateurs sont en train de réduire leur niveau général d’endettement. Sauf pour une hausse possible des prix de l’énergie et des matières premières, cette situation devrait se poursuivre encore pendant un certain temps. Le risque d’inflation est toujours présent, surtout pour les investisseurs à long terme, car même un retour à un niveau « normal » de l’inflation de 3 % par an se traduit par un doublement des prix à tous les 20 ans. C’est pourquoi la plupart des investisseurs ont intérêt à détenir des placements qui leur offrent une croissance des revenus. Il s’agit de fonds communs en actions et de titres dont le dividende est susceptible d’augmenter, doncde générer des revenus plus élevés dans l’avenir. |
| Quel impact le virus H1N1 (grippe porcine) est-il susceptible d’avoir ? | Cet impact dépendra largement de la gravité des éclosions locales. Jusqu’ici, les craintes semblent avoir été exagérées, la plupart des cas ayant été bénins et l’activité économique n’ayant guère souffert en conséquence. Afin de parer à toute éventualité, les gouvernements ont commandé d’importantes quantités de vaccin, ce qui devrait contribuer à réduire le niveau général de risque. L’expérience du SRA (syndrome respiratoire aiguë) peut sans doute constituer une référence utile. La chute observée dans les transports et le tourisme à cause du SRA se limitait à quelques régions et elle fut de courte durée. Bien qu’il ait occasionné beaucoup de problèmes à certaines personnes, ses effets sur l’économie et les marchés furent dans l’ensemble sans trop d’importance. |
| Avec des rendements aussi faibles, pourquoi devrais-je malgré tout détenir des obligations ? | Il est souhaitable pour la plupart des investisseurs de détenir des obligations et des parts dans des fonds obligataires pour s’assurer d’un revenu courant et parce que les obligations ont tendance à se comporter de façon différente des actions dans un portefeuille. Puisque les taux à moyen et à long termes sont supérieurs à ceux des échéances à plus court terme, vous trouverez peut-être intérêt à réorienter tout excédent de liquidité vers des obligations à plus long terme ou vers des fonds obligataires. Si l’inflation se maintient à un faible niveau, la BduC décidera peut-être de maintenir les taux d’intérêt à court terme à un bas niveau plus longtemps que prévu. |
| Le TSX a rebondi de près de 50 % du mois de mars au mois d’août. N’est-il pas trop tard pour acheter des actions ? | L’expérience démontre que les marchés financiers rebondissent avant l’amélioration des nouvelles économiques, tout comme nous venons de le voir au cours du ralentissement actuel. Il n’est pas trop tard pour acheter des actions au sortir de la récession. La moyenne des rendements du TSX fut de à 14 % un an après la fin des récessions que nous avons connues. Au fur et à mesure de l’amélioration de l’économie mondiale, les entreprises devraient déclarer des profits plus élevés et une amélioration de leurs perspectives, ce qui devrait entraîner le prix des actions à la hausse. Recherchez les entreprises qui ont toujours versé des dividendes et qui ont le potentiel de les augmenter. Dans bien des cas, leur rendement actuel est supérieur au rendement des bons du Trésor à échéance de 10 ans. Ces actions de même que les parts de fonds communs qui en détiennent constituent les bonnes affaires du moment. |
Communiquez avec votre conseiller Edward Jones dès aujourd’hui pour savoir si l’ajout de placements convient à votre portefeuille.
Les dividendes peuvent être augmentés, diminués ou supprimés entièrement à tout moment sans préavis. Le TSX est un indice composé non géré dans lequel on ne peut investir directement. Les rendements passés ne garantissent pas les résultats futurs.
